Archive pour septembre 2011
Parkinson : la phase « off »
Pour aider dans le traitement du Parkinson, les médicaments à base de la lévodopa sont prescrits. A la prise du médicament, les symptômes s’atténuent, justifiant ainsi la phase « on ». Mais une fois le délai d’action du médicament écoulé, le patient entre dans la phase « off ». Les troubles non-moteurs de la maladie font alors leur apparition.
Traitements proposés pendant la phase « off »
On peut voir s’approcher la phase « off » lorsqu’on constate chez le patient une raideur musculaire, une douleur abdominale, un essoufflement, une angoisse, une envie fréquent d’uriner ou d’aller à la selle, un problème d’écriture et une lenteur générale. Afin d’éviter les contraintes provoquées par la phase « off », il est recommandé d’adopter une stratégie thérapeutique avec le médecin. Il pourra réduire la fréquence et le dosage des médicaments à base de lévodopa.
Il peut aussi prescrire des médicaments dopaminergiques en complément. L’utilisation d’une pompe pour inspirer la lévodopa dans l’intestin grêle et l’administration des médicaments antidépresseurs peuvent être des alternatives, en cas de symptômes persistants pendant la phase ‘off’.
Source : http://fr.medipedia.be/parkinson/news_symptomes-phases-off
Parkinson : l’IRM comme moyen de diagnostic
La maladie de Parkinson peut être tardivement diagnostiquée, en raison des premiers symptômes qui passent souvent inaperçus. Outre la prise de sang, permettant de découvrir le marqueur biologique affecté par la maladie, l’IRM (imagerie par résonance magnétique) permet de visualiser les lésions du cerveau.
Visualiser les zones du cerveau touchées par le Parkinson
Appareil permettant de détecter les maladies, l’IRM est très prisée dans le diagnostic de l’Alzheimer et du Parkinson. Dans le cas de l’Alzheimer, elle apporte des informations sur le stade précoce de la maladie. Chez le patient touché par un syndrome parkinsonien, l’IRM aide à analyser les anomalies caractéristiques de la pathologie. Les substances blanche et grise du cerveau, affectées par la maladie, sont analysées et leurs statuts permettent d’identifier les parties précises du cerveau touchées par la maladie. Une fois le diagnostic posé et le degré d’affection connu, le traitement devient mieux ciblé.
Parkinson : face aux troubles sexuels
Alors que, chez certains parkinsoniens, l’activité sexuelle est sujette à une baisse, chez d’autres, cette maladie entraîne une sexualité hyperactive.
Baisse de l’activité sexuelle
Lorsque surviennent les troubles moteurs, s’ensuivent les troubles sexuels chez ceux qui souffrent de la maladie de Parkinson. Le désir sexuel chute, l’orgasme devient presque impossible à atteindre et, pour la gent masculine, des troubles de l’éjaculation ou de l’érection se manifestent.
Les causes des troubles sexuels
- L’âge. De même que le Parkinson, les troubles de l’érection peuvent survenir lorsque le sujet dépasse la cinquantaine.
- La maladie de Parkinson. La dopamine stimule directement la libido et l’apparition de l’érection. Or, les parkinsoniens connaissent une baisse de la fabrication de dopamine, d’où une dégradation de leur activité sexuelle au quotidien.
- Les symptômes de la maladie de Parkinson : tremblement, akinésie, hypertonie
- Troubles d’ordre psychologique : dépression, perte d’estime de soi
Vie sexuelle hyperactive
Dans certains cas, le parkinsonien peut être victime d’hypersexualité. Le désir sexuel augmente considérablement, ainsi que la fréquence des érections. Le patient peut être sujet au frotteurisme, voyeurisme et même exhibitionnisme. Le traitement dopaminergique peut être la cause de l’hypersexualité chez le patient qui souffre de la maladie Parkinson.
Parkinson : les deux types d’hypertonie
L’hypertonie correspond à une lésion du système nerveux central. Il existe deux types d’hypertonie : l’hypertonie pyramidale et l’hypertonie plastique ou extrapyramidale.
L’hypertonie pyramidale
Cette forme d’hypertonie est causée par une lésion de la voie pyramidale. Elle peut entraîner d’autres complications, et forme le syndrome pyramidal. Elle est dite hypertonie élastique.
L’hypertonie extrapyramidale
Elle est causée par un dysfonctionnement du système nerveux extrapyramidal, qui est chargé de commander le tonus des muscles et les postures corporelles. Elle constitue l’ensemble des signes connus sous le terme syndrome extrapyramidal, et elle survient à l’origine de la maladie de Parkinson. Cette forme d’hypertonie est dite plastique.
Soigner l’hypertonie
Si le traitement n’est pas suffisant ou n’est pas efficace, l’hypertonie pyramidale est alors traitée avec des myorelaxants. Le patient peut recourir à la kinésithérapie pour se soulager. En outre, le médecin peut injecter la toxine botulique mais les résultats ne tiennent que 2 à 4 mois.
Parkinson : comprendre cette pathologie
C’est une maladie du système nerveux central qui entraîne la disparition précoce, lente et graduelle d’un faible nombre de neurones se situant dans un petit endroit du cerveau. Cette maladie provoque chez le malade la sécrétion de dopamine. En raison de ce manque, le malade éprouve des difficultés à se mouvoir et ses gestes sont plus lents.
Une pathologie des personnes avancées en âge ?
Non, il n’existe aucune association entre la maladie de Parkinson et le vieillissement des cellules. Les personnes jeunes peuvent également être atteintes de cette maladie. Les statistiques démontrent d’ailleurs que, bien que l’immense majorité des patients soient des personnes âgées, 15% des personnes touchées ont de 20 à 45 ans. Plus de 100 000 personnes en France souffrent de cette pathologie et les hommes sont en tête de liste.
Génétique ne signifie pas automatiquement héréditaire
La source de la maladie de Parkinson est, à ce jour, toujours méconnue des médecins. Toutefois, la découverte de quelques éléments de prédisposition et l’identification des gènes responsables dans certains cas familiaux indiquent que c’est une maladie génétique.
Néanmoins, elle n’est pas pour autant une maladie héréditaire. Il paraît qu’il existe d’autres éléments qui doivent être considérés comme étant à l’origine d’un dysfonctionnement des cellules nerveuses de la substance noire, notamment, la fabrication surabondante de radicaux libres et le stress.
Le diagnostic de Parkinson
Le diagnostic de parkinson repose principalement sur les symptômes. Mais, très souvent, les premiers symptômes passent inaperçus et sont découverts à un stade tardif, ce qui bloque l’accès à un traitement précoce. Il existe des examens cliniques qui permettent de diagnostiquer la maladie de Parkinson avec plus de précision, voire précocement.
Les moyens de diagnostic
Une prise de sang chez le patient atteint de Parkinson peut aider à découvrir les marqueurs biologiques touchés par la maladie. Une échographie du cerveau peut aider à identifier un changement au niveau de la substance cervicale noire. Des tests neuropsychologiques ou l’IRM (imagerie par résonance magnétique) peuvent aussi être réalisés. Pour faciliter le diagnostic, le professionnel de santé veillera aux troubles moteurs. En effet, la manifestation d’un tremblement de repos, la bradykinésie (difficulté à accomplir des mouvements) et la rigidité des muscles sont les 3 principaux signes rencontrés chez le malade parkinsonien. En sus de ces troubles moteurs, l’asymétrie (c’est-à dire, lorsque les symptômes touchent plus un côté du corps) est une valeur prédictive positive, prise en compte dans le diagnostic de la maladie.
Différencier la maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson se révèle par des troubles moteurs, qui se manifestent essentiellement par un mauvais contrôle des mouvements, une certaine rigidité et des tremblements. Mais attention, plusieurs autres syndromes pourraient faire croire à la maladie de Parkinson. Il faut donc distinguer entre en ensemble de symptomes qualifié de « syndrome parkinsonien » et la maladie de Parkinson, à proprement parler.
Les formes de la maladie qui trompent
D’autres maladies peuvent se présenter sous des formes qui ressemblent fortement aux symptômes de la maladie de Parkinson. A titre d’exemple, le syndrome parkinsonien plus est une affection qui regroupe plusieurs symptômes susceptibles de relever d’autres causes. Ils ne confirment donc pas la maladie de Parkinson.
Le syndrome parkinsonien des neuroleptiques est une autre forme susceptible de faire croire au Parkinson. En effet, les médicaments neuroleptiques utilisés chez le patient atteint d’une maladie psychiatrique ont la capacité de bloquer les récepteurs dopaminergiques. Ainsi,le patient rencontre les mêmes symptômes que ceux de la maladie de Parkinson, notamment les mouvements fébriles, qui sont toutefois épisodiques.
Le seul moyen de savoir si vous souffrez du Parkinson, c’est de faire un dépistage.
Maladie de Parkinson : Une cure thermale comme traitement
Outre les médicaments, les séances de kinésithérapie et d’orthophonie, il existe, pour le bien-être du parkinsonien, la cure thermale. C’est un moyen de rééducation permettant de renforcer la mobilité du patient.
Le bien-être par l’eau
La cure thermale dure 3 semaines. Si le patient connaît une perte d’autonomie prononcée, il peut être accompagné de son aidant. Le médecin thermal dresse un programme d’accompagnement thérapeutique afin de vous prodiguer les meilleurs soins. Les soins thermaux se font au moyen de bains, de jet, de boue ou de massages sous l’eau. Le but est de soulager les douleurs musculaires et d’encourager le bien-être physique et moral. Les patients soumis à une cure thermale ont moins tendance à souffrir de dépression, symptôme souvent rencontré chez le malade du Parkinson. En raison de ces bienfaits, la cure thermale est largement indiquée dans le traitement des troubles moteurs.
Parkinson : une nouvelle mutation dans le gène EIF4G1 identifiée

Des patients atteints de la maladie de Parkinson avec un antécédent familial ont fait l’objet d’une étude. Les scientifiques de l’Inserm de l’Université de Lille 2 ont découvert une nouvelle forme de mutation présente dans le gène EIF4G1 de ces malades. Cette identification leur permet d’associer les aspects héréditaire et environnemental, et favorise une meilleure compréhension de la maladie.
La fonction du gène EIF4GI est modifiée
Se limitant à une même famille qui a transmis cette maladie de génération en génération, l’étude s’est portée sur l’identification initiale d’un possible lien génétique d’une mutation transmise avec la maladie. Les rapports ont révélé l’existence de cette mutation chez les malades ayant un antécédent familial à travers divers pays : Canada, Pologne, Italie, États-Unis, Irlande et Tunisie. Cette mutation provoque une modification de la fonction du gène EIF4G1 qui influence la traduction des ARN en protéines, en cause dans cette pathologie.
Une découverte encourageante pour les chercheurs
Favorisant une meilleure analyse des voies métaboliques de cette pathologie au niveau moléculaire et une meilleure compréhension, Marie-Christine Chartier-Harlin, l’une des auteurs de cette étude, souligne que cette découverte s’avère ainsi bénéfique aux scientifiques. Ces derniers seront en mesure de mettre au point de nouveaux modèles et faire des essais de thérapies capables de freiner l’évolution de cette maladie ou même de l’éradiquer.
Source : http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-parkinson-deacutecouverte-dune-nouvelle-mutation-geacuteneacutetique-responsable_6351_lirelasuite.htm#lirelasuite
Des informations pour comprendre la maladie de Parkinson
Ce qu’est la maladie de Parkinson

C’est lorsque l’organisme démontre une carence en dopamine (une molécule qui permet de transmettre des messages au cerveau) qu’apparaît la maladie de Parkinson. Elle correspond à une maladie dégénérative du système nerveux. Tous les parkinsoniens ne manifestent pas les mêmes symptômes et l’évolution de la maladie peut être distincte pour chacun. Cette pathologie génère un tremblement qui s’arrête avec le mouvement volontaire, rend les muscles rigides, ralentit les mouvements, rend l’écriture petite et difficile, et provoque la dépression ou l’insomnie.
L’Association de Parkinsonien d’Ille-et-Vilaine : informer pour sortir de l’isolement
Les personnes qui souffrent de la maladie de Parkinson et ceux qui les accompagnent sont souvent confrontés à l’isolement. Pour leur permettre d’outrepasser cet isolement, l’Association de Parkinsonien d’Ille-et-Vilaine (APIV) se charge des missions suivantes : instaurer des réunions qui informent les gens sur cette maladie, visiter les parkinsoniens, mettre au point un service d’assistance téléphonique, émettre des informations sous forme de documents sur le Parkinson et mettre les gens en contact avec les services sociaux.
Le programme
La réunion d’information se tiendra au Relai des Cultures d’Ercé-près-Liffré, le mardi 20 septembre, avec différents intervenants. Cette réunion se fait en collaboration avec le Clic de Lille et de l’Illet à Saint-Aubin-d’Aubigné et l’Apiv. En cette occasion, le verre de l’amitié sera de la partie.




