Maladie de Parkinson, vivre avec au quotidien


Maladie de Parkinson, vivre avec…
La maladie de Parkinson se manifeste par une rigidité des membres, des tremblements et une difficulté à initier les mouvements. C’est une cause fréquente de handicap fonctionnel chez les personnes âgées, avec un retentissement majeur sur la vie sociale et relationnelle. Zoom sur cette maladie du cerveau.

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique qui touche un adulte sur 700. L’âge moyen de début est de 55 ans. C’est une maladie qui évolue sur plusieurs années, et qui devient rapidement invalidante. Il existe des traitements, mais ils se contentent d’améliorer les symptômes.

L'origine de la maladie de Parkinson : la dégénérescence de certains neurones


La maladie de Parkinson se caractérise par une dégénérescence des neurones situés dans une région du cerveau appelée « locus niger », localisée à la partie médiane et inférieure des hémisphères cérébraux, et qui constitue avec d’autres groupes de neurones les « noyaux gris centraux ». Ces derniers jouent un rôle majeur dans l’élaboration et le contrôle des mouvements. Cette maladie n’est pas héréditaire et aucun facteur de risque pouvant provoquer ou aggraver l’atteinte n’a pour l’instant été retrouvé.



Des symptômes invalidants


La maladie évolue progressivement et les premiers signes sont souvent assez vagues : fatigabilité, crampes, douleurs… Les symptômes principaux apparaissent par la suite :

- une difficulté et une lenteur à initier et effectuer les mouvements : réduction des mimiques, diminution du balancement des bras à la marche
- un tremblement lors du repos, favorisé par les émotions et la fatigue, il disparaît lors du sommeil ou lors des mouvements
- une rigidité entraînant notamment une flexion en avant du corps



Objectif du traitement : redonner une autonomie suffisante


Les traitements actuels jouent uniquement sur les symptômes, et n’ont pas d’action directe sur la réparation des neurones atteints par la maladie. L’objectif du traitement n’est pas la disparition complète des symptômes. Il s’agit de permettre une autonomie suffisante avec le minimum d’effets secondaires. Les traitements médicamenteux entraînent parfois des effets secondaires, le plus souvent à type de troubles digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales) ou psychiatriques.




Un traitement médicamenteux efficace mais à durée limitée


A la phase initiale de la maladie, si l’atteinte n’est pas invalidante, aucun traitement médicamenteux n’est donné. Dans les formes peu invalidantes, selon que le tremblement ou la rigidité sont prédominants sont prescrits des anticholinergiques (ARTANE), des agonistes dopaminergiques (PARLODEL, DOPERGINE) ou des médicaments réduisant le turn-over de la dopamine (DEPRENYL, COMTAN).

Si les symptômes deviennent trop invalidants, on utilise alors la L-dopa, associée à un inhibiteur enzymatique (MODOPAR, SINEMET). Ce traitement est le plus efficace sur les symptômes, mais il finit par devenir inefficace au bout de 4 à 7 ans de traitement, et entraîne alors des mouvements involontaires et des fluctuations d’effet.

Dans les formes très avancées de la maladie, pour lesquelles le traitement médical a été épuisé, on peut envisager l’implantation neurochirurgicale d’électrodes intracérébrales. Cette technique est uniquement réalisée dans certains centres neurochirurgicaux de référence.

Rééducation et prévention des chutes


Quel que soit le degré d’atteinte de la maladie, une kinésithérapie active est bénéfique, avec un travail en particulier sur la marche et la parole, pour améliorer l’autonomie. Les chutes sont également à prévenir, avec usage, si besoin est d’un déambulateur.
La maladie de Parkinson est une maladie neurologie plus fréquente qu’on ne le pense, surtout vers 55 ans, et évolue progressivement en entraînant une perte d’autonomie majeure. Les traitements actuels améliorent uniquement les symptômes et ont en plus une durée d’utilisation limitée.

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