Vie quotidienne
Parkinson: amélioration du quotidien, grâce aux médecines douces
Les médicaments dopaminergiques dans le traitement de la maladie de Parkinson chez les patients, s’avère inefficaces dans certains cas. En effet, lorsque les traitements médicamenteux n’apportent pas les résultats escomptés, les patients s’orientent vers les médecines douces. Ces dernières, leur apportent des soins palliatifs permettant d’améliorer leur qualité de vie.
Déclinaisons des médecines douces et leurs vertus
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Troubles de la maladie |
Médecin douce pratiquée |
Bienfaits |
Implications de la thérapie |
| Perte de la motricité | Kinésithérapie | Permet aux patients d’adopter de nouveaux mécanismes de mouvement | Représentation des gestes avant de les entreprendre |
| Crée une synergie entre le corps et l’esprit pour une meilleure facilité de mouvement | Décomposition des mouvements pour ensuite les reproduire en tant qu’exercices | ||
| Incapacité d’élocution | Orthophonie | Aptitude à s’exprimer avec plus d’aisance qu’avant le traitement | Apprendre à se positionner dans l’espace, à maîtriser sa respiration, à avoir la bonne intonation dans la voix ainsi que corriger le débit |
| Technique LSVT (Lee Silverman Voice Treatment) consistant à pousser des cris durant un mois | |||
| Perte d’autonomie | Ergothérapie | Amélioration de la vie quotidienne | Aménagement de l’espace de vie du patient comprenant l’exclusion de tapis, le choix d’une douche et non une baignoire, le choix de couverts adaptés, entre autres. |
| Conservation de l’autonomie en ce qui concerne les gestes routiniers | |||
| Perte de la motricité | Cures thermales | Améliorent les gestes et permettent de combattre la rigidité musculaire | Les trois stations thermales proposant des cures spécialisées en Parkinson sont les suivantes:
Les stations élaborent des exercices concertés avec l’association France Parkinson. |
Être parkinsonien
La maladie de Parkinson comprend une dégénérescence du système neurologique influant sur les facultés cognitives des patients atteints. Pathologie qui se développe graduellement, le Parkinson n’est pas exclusivement une maladie qui touche les personnes âgées. En effet, les jeunes sont également concernés.
Parkinson, indépendamment de l’âge
Bien qu’en règle générale, les seniors ayant en moyenne 64 ans soient plus enclins à être atteints, il s’avère que les jeunes deviennent de plus en plus sujets à la maladie de Parkinson. En effet, entre 20 à 25% des malades sont âgés de 40 et 50 ans.
Les manifestations sont similaires dans les deux situations. Un patient sur trois souffre de tremblements liés à cette maladie. Les signes avant-coureurs se traduisent par:
- certains membres corporels qui bougent difficilement;
- une immobilisation du visage;
- un ralentissement dans la mobilité;
- une allure dépressive.
Dépistage difficile chez les jeunes
Le dépistage de la maladie de Parkinson chez les jeunes, s’avère plus ardu. Il semble effectivement impossible qu’une personne relativement plus jeune soit atteinte de cette pathologie dégénérative. Les premiers signes de la maladie sont associés par les professionnels de santé, à un état dépressif. Le diagnostic sera établi de façon abrupte, par le neurologue. L’intégration prend généralement une année.
Prise en charge des patients
Les traitements thérapeutiques ainsi que le suivi des médecins, ne sont pas suffisants. Ils doivent être agrémentés par d’autres techniques thérapeutiques. La kinésithérapie est préconisée à raison de deux à trois fois par semaine. L’orthophonie s’avère également utile afin de rééduquer les patients sur l’aptitude à écrire et à parler. Enfin, l’aspect psychologique ne doit absolument pas être lésé. Les conflits familiaux ne feront qu’accroître due à une incompréhension mutuelle. La communication et la tolérance sont les éléments clés.
Conseils pour mieux vivre avec la maladie de Parkinson
Les parkinsoniens réalisent avec grande difficulté les gestes quotidiens. Pour les aider dans leurs parcours, voici quelques conseils pratiques à tenir en compte.
Prise des médicaments
La prise des médicaments doit être régulière et à la même heure. À vous de rappeler à la personne atteinte de Parkinson d’en prendre. Si nécessaire, utilisez un carnet de surveillance.
Alimentation
Du côté de l’alimentation, le malade doit boire beaucoup d’eau en cas de forte chaleur. Il lui est aussi recommandé de consommer des légumes, fruits et céréales contenant une forte teneur en fibres, pour prévenir une possible constipation.
Son vestimentaire
Les vêtements avec de boutons pressions, de gros boutons ou des fermetures éclairs sont à privilégier. Les chaussures à lacets ne conviennent pas au parkinsonien. Il doit plutôt porter des mocassins ou encore, des chaussures à scratch.
Au moment de la toilette, placez un tabouret ou une chaise près du lavabo et un tapis en caoutchouc antidérapant près de la baignoire. Pour se raser, il peut utiliser un rasoir électrique.
Parkinson : exercices pour conserver votre autonomie
Durant la maladie de Parkinson, les patients subissent une perte graduelle de leurs facultés motrices. Il existe des techniques d’exercices pouvant permettre de conserver, voire stimuler cette motricité.
Toutefois, il est absolument recommandé d’avoir un avis médical avant toute démarche en ce sens.
Ces dits exercices doivent être effectués dans la joie et la bonne humeur. A titre indicatif, chaque séance doit être succédée d’une période de relaxation à raison d’une trentaine de minutes. L’objectif n’est pas de s’exténuer jusqu’à provoquer des douleurs musculaires. Il est vivement conseillé de ne pas faire de mouvements abrupts et de s’exercer en douceur en fonction de son rythme respiratoire.
L’activité physique doit se faire à un moment calme de la journée et non en période de crises. La durée maximale des séances est de l’ordre de 30 minutes et les gestes sont réitérés à raison de 6 à 10 reprises. Cependant, il appartient aux professionnels de santé de préconiser les exercices à être accomplis.
Exemples d’exercices
Marche sur place: consiste à marcher sur place les bras ballants avec les genoux relevés de façon excessive
Déplacements latéraux: se pratique avec les jambes écartées et le bras placé horizontalement. Le pied gauche vient se mettre devant le droit et il est par la suite, remis à sa place d’origine. Le mouvement se répète pour le pied droit.
Déplacement dorsal sur le lit: requiert le déplacement de la tête, ensuite celui des pieds et finalement des fesses.
Exercice facial: par exemple, bouger une extrémité de la bouche du côté gauche ensuite vers du côté droit.
Parkinson : réapprendre les gestes quotidiens
Pour vous habiller
Choisissez des vêtements avec des fermetures zip et de gros boutons. Vous aurez ainsi moins de difficulté à vous habiller. Pour les chaussures, favorisez les velcros aux lacets. Pour plus d’équilibre, préférez un léger talon.
Pour les femmes, il convient d’attacher les robes, jupes et soutiens-gorge par devant et par la suite, les retourner. Pour les chaussures, vous pouvez porter des chausse-pieds à long manche.
Comment s’asseoir ?
Pour vous asseoir, accostez-vous le plus près possible de la chaise, de sorte que vous sentiez la chaise contre vos mollets. Équilibrez-vous et écartez un peu les pieds, cédez vos membres inférieurs et inclinez légèrement votre tronc en avant et descendez verticalement. Appuyez vos mains sur les bords du siège et asseyez-vous tout en ralentissant le mouvement avec les bras.
Parkinson : changements à apporter dans votre vie quotidienne
Le traitement médicamenteux est certes utile dans la maladie de Parkinson, mais il n’est toutefois pas le seul élément à privilégier. Il existe en effet certaines habitudes de vie qui peuvent être adoptées afin de rendre la vie des Parkinsoniens plus agréable.
Changements au quotidien
Des altérations peuvent être apportées à la vie des patients souffrant de Parkinson notamment:
Réorganisation de la vie autour de la maladie:
Malgré les états de fatigue causés par le Parkinson, il est indispensable de savoir organiser des plages horaires permettant aux patients de profiter d’activités qu’ils avaient l’habitude de pratiquer avant le diagnostic. Ces activités doivent être séparées de temps de repos.
Idéalement, une maison ou un appartement peuvent être réaménagés pour convenir aux besoins des patients. Par exemple, il serait judicieux de regrouper les pièces où les patients se déplacent le plus souvent au rez-de-chaussée, afin d’éviter l’emprunt des escaliers. Une fluidité dans l’espace où évoluent les patients est également souhaitable et peut se faire en déplaçant les meubles qui sont susceptibles de gêner le passage. Les tapis sont à éviter et l’installation de barres d’appui près des baignoires peuvent être envisagées.
Modification des habitudes de vie
Certaines activités physiques peuvent promouvoir la mobilité et l’équilibre des patients, à l’instar de la danse. Des exercices physiques peuvent aussi aider les malades à rester en forme et à tonifier leur corps. Enfin, le sommeil ne doit surtout pas être négligé.
Parkinson : accepter la maladie pour mieux vivre avec
S’éloigner de la réalité
En l’occurrence, une personne sportive atteinte de Parkinson ne parviendra pas à retrouver une bonne santé en maintenant une bonne hygiène de vie. En raisonnant de la sorte, il est possible de s’éloigner inconsciemment de tout ce qui suscite la dure réalité du Parkinson. Il évitera les visites médicales, ne suivra pas les soins indiqués ou omettra la prise des médicaments.
État de dépression
Réel deuil de bonne santé, le patient peut se retrouver dans un état de dépression, désigné comme la « démoralisation ». Il n’est pas capable d’affronter la réalité. Il peut développer des comportements régressifs, comme se défaire de toutes responsabilités ou prendre un excès de tranquillisants.
Parkinson: les rôles multiples de l’entourage
La maladie de Parkinson est une pathologie qui peut parfois conduire le patient à l’isolement. Or, il est fort heureux de constater que cela n’est plus vraiment applicable puisque les patients bénéficient de plus en plus du soutien familial et amical.
L’entourage revêt des rôles essentiels dans la vie du patient Parkinsonien :
-Poser le diagnostic :
Il est très difficile de diagnostiquer de manière autonome si on est atteint de Parkinson. C’est en discutant avec ses proches et en leur exposant ses soucis du quotidien que le patient est amené à consulter un spécialiste.
-Récolter des informations :
Le patient souffrant de tremblements répétitifs et de gestes lents se voit difficilement se renseigner sur la maladie. Les proches sont souvent les instigateurs de cette recherche d’informations sur les diverses modalités, les traitements disponibles et les structures d’accompagnement spécialisées.
-Agir comme soutien moral et psychologique:
Lors du dépistage de la maladie, le patient ressent un grand besoin d’assistance morale et psychologique. Afin qu’il puisse accepter sa maladie et suivre efficacement son traitement, la présence des proches est essentielle, voire primordiale.
-Assistance durant la thérapie :
L’entourage s’avère très important dans le suivi de la maladie du patient. Il s’assure que ce dernier prend correctement ses médicaments, qu’il fasse des exercices et qu’il relate ses troubles au médecin traitant.
-Soutien dans la gestion administrative :
Étant atteint de la maladie, le patient peut difficilement s’occuper des charges administratives telles que la prise en charge, l’aspect juridique et les demandes d’allocations. Les proches sont le plus souvent aptes et disponibles pour gérer tout ce côté administratif.
Parkinson : conseils pratiques pour vous faciliter la vie
Un exercice au quotidien
Parce qu’il est important de maintenir un exercice physique, le malade peut faire une marche quotidienne. Si le patient a un sport favori, comme le golf, le vélo ou la natation, il peut très bien continuer à en pratiquer. Bien évidemment, il lui suffit de suivre un bon rythme.
Aliments consommés
Une alimentation saine et équilibrée est d’or. Le patient doit également adapter sa nutrition à certains médicaments. Quelques uns doivent être pris à jeun, et d’autres, en ingérant un grand verre d’eau et un aliment sucré.
Comment parler ?
Au moment de prendre la parole, la construction des phrases doivent être courtes et le patient doit prendre le temps de bien respirer. Quant à l’intonation, elle s’apprend de nouveau.
Parkinson: faciliter la vie de l’entourage
La maladie de Parkinson ne concerne pas uniquement le patient. Elle influe également sur tout son entourage qui est présent en tant que soutien. Il s’agit d’une maladie qui requiert un soutien tant matériel que moral. Afin d’aider le patient, il est souvent de la responsabilité de la famille de mettre en place des dispositifs.
Ce n’est guère une situation facile pour ceux qui ne sont pas atteints de la maladie et qui sont témoins d’une dégénérescence graduelle des facultés cognitives des patients.
Le Parkinson incombe tout un changement au sein de la cellule familiale. Les rapports entre le malade et la famille (ou les amis) sont altérés créant parfois une perte dans la cohésion familiale ou amicale. Les proches se doivent d’être organisés et de faire provision d’un emploi du temps défini au préalable. La rareté des activités en milieu social se fait sentir graduellement.
L’aspect bénéfique de la maladie est le fait que le proche se sent plus responsable et réalise l’importance de ses actes. Les effets néfastes que le Parkinson peut avoir sur la famille sont le stress, l’anxiété et le sentiment d’autosacrifice.
Solutions adoptées par le patient pour permettre aux proches de vivre au mieux la maladie
Veillez à entretenir au maximum les rapports sociaux, familiaux et amicaux ;
Abordez d’autres thèmes et ne pas parler exclusivement de la maladie ;
Préservez les espaces vitaux de chacun tout en respectant votre emploi du temps ;
N’hésitez pas à communiquer vos problèmes d’ordre sexuel à votre partenaire afin de trouver des méthodes favorisant l’entente sexuelle du couple.


