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Parkinson : chaise vibrante pour alléger les symptômes
Selon les neurologues, il serait possible d’utiliser les chaises vibrantes afin d’alléger les symptômes de la maladie de Parkinson. D’origine neurodégénérative, cette affection se traduit principalement par une perte progressive de la motricité, une lenteur des mouvements, des douleurs, des tremblements et une raideur musculaire.
Bienfaits de la chaise
Jean-Martin Charcot, clinicien français du 19e siècle avait démontré l’impact positif des trajets en trains sur les douleurs musculaires. Ainsi, les neurologues contemporains se concentrent particulièrement sur cette théorie afin de développer un traitement efficace contre les symptômes. Ils estiment que l’utilisation fréquente des chaises vibrantes pourrait potentiellement améliorer l’état de santé des Parkinsoniens.
L’étude démontre un progrès significatif auprès des patients qui ont utilisé la chaise pendant au moins quatre semaines (30 minutes de vibrations par jour). Les participants ont connu une amélioration des mouvements et des fonctions motrices ainsi qu’une réduction significative des douleurs musculaires. Ils sont également nombreux à être moins déprimés et fatigués.
Source : http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/neurologie/parkinson-la-chaise-vibrante-de-charcot-au-banc-d-essai
Douleur ressentie durant la maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson se traduit par l’apparition de troubles moteurs tels que les tremblements, la rigidité, entre autres. Il se manifeste également par le surgissement de symptômes cliniques non liés à la motricité notamment les troubles du sommeil ainsi que les douleurs. Ces dernières sont récurrentes chez la plupart des patients atteints de Parkinson.
Études épidémiologiques
Des études épidémiologique ont récemment démontré que près de 70% des parkinsoniens manifestaient des douleurs constantes. Ainsi, en France, environ 33% de patients atteints de Parkinson, prennent des antalgiques. Ces douleurs sont diverses et ne se distinguent pas facilement les unes des autres.
Proposition d’une classification des douleurs
Les cinq catégories de douleurs suivantes ont été suggérées:
- douleurs musculosquelettiques qui se traduisent par des contractions des muscles, les membres corporels devenant raide et induisant une douleur notamment le cou, les muscles dans les vertèbres, les mollets ou les épaules.;
- douleurs dystoniques se caractérisant par des contractions douloureuses des orteils, du pied ou de la main;
- douleurs radiculaires telles des douleurs neuropathiques situées au niveau d’un nerf;
- douleurs neuropathiques centrales traduites par des sensations de picotements, de décharge électrique au niveau des nerfs;
- l’akathisie qui se manifeste par un besoin irrépressible de se mouvoir ou une inaptitude à rester en place.
Identification de la douleur liée au Parkinson
Le dépistage des douleurs relatives à la maladie de Parkinson, s’avère être une tâche ardue. Il est donc important d’identifier la nature des douleurs en fonction:
- du surgissement de la maladie ainsi que des douleurs sur le plan chronologique
- de la région du corps sujette à des douleurs
- de l’amélioration de la douleur après une prise de médicaments dopaminergiques.
Être parkinsonien
La maladie de Parkinson comprend une dégénérescence du système neurologique influant sur les facultés cognitives des patients atteints. Pathologie qui se développe graduellement, le Parkinson n’est pas exclusivement une maladie qui touche les personnes âgées. En effet, les jeunes sont également concernés.
Parkinson, indépendamment de l’âge
Bien qu’en règle générale, les seniors ayant en moyenne 64 ans soient plus enclins à être atteints, il s’avère que les jeunes deviennent de plus en plus sujets à la maladie de Parkinson. En effet, entre 20 à 25% des malades sont âgés de 40 et 50 ans.
Les manifestations sont similaires dans les deux situations. Un patient sur trois souffre de tremblements liés à cette maladie. Les signes avant-coureurs se traduisent par:
- certains membres corporels qui bougent difficilement;
- une immobilisation du visage;
- un ralentissement dans la mobilité;
- une allure dépressive.
Dépistage difficile chez les jeunes
Le dépistage de la maladie de Parkinson chez les jeunes, s’avère plus ardu. Il semble effectivement impossible qu’une personne relativement plus jeune soit atteinte de cette pathologie dégénérative. Les premiers signes de la maladie sont associés par les professionnels de santé, à un état dépressif. Le diagnostic sera établi de façon abrupte, par le neurologue. L’intégration prend généralement une année.
Prise en charge des patients
Les traitements thérapeutiques ainsi que le suivi des médecins, ne sont pas suffisants. Ils doivent être agrémentés par d’autres techniques thérapeutiques. La kinésithérapie est préconisée à raison de deux à trois fois par semaine. L’orthophonie s’avère également utile afin de rééduquer les patients sur l’aptitude à écrire et à parler. Enfin, l’aspect psychologique ne doit absolument pas être lésé. Les conflits familiaux ne feront qu’accroître due à une incompréhension mutuelle. La communication et la tolérance sont les éléments clés.
Parkinson: plan national d’actions 2011-2014
Un comité de pilotage a été mis en place dans le cadre du programme d’actions Parkinson, lancé au mois de juillet 2011 par le Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, Xavier Bertrand et la Secrétaire d’Etat à la Santé, Nora Berra. Cette dernière a déclaré que l’une des principales actions pour l’année 2012 consistera à structurer l’offre hospitalière sur deux axes.
Ce comité comprend le ministère de la Santé, le ministère de la Recherche, le ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale, l’AP-HP, le CNAMTS, la Haute Autorité de santé, France Parkinson et la Fédération française des associations de Parkinson. Son rôle consiste à rendre possible la mobilisation des principaux concernés ainsi que la définition des modalités opérationnelles d’atteinte des 20 règlementations provenant des suggestions du Livre blanc conçu par les organismes associatifs.
Structurer l’offre hospitalière sur deux pôles
Nora Berra annonce que ce programme Parkinson sera désormais intitulé «Plan national d’actions PARKINSON 2011-2014». L’action principale consistera à structurer l’offre hospitalière sur deux pôles:
• un pôle de coordination entre les régions, comprenant 7 centres interrégionaux de coordination. Ces derniers se verront octroyer une enveloppe de crédits de 700 000 euros répartie équitablement dans les centres.
• un pôle de mobilisation par région afin de coordonner la prise en charge des patients. Cette démarche vise à instaurer la pérennité des soins entre les établissements hospitaliers et la résidence des patients. Pour cet axe d’intervention, un crédit à hauteur de 2,4 millions d’euros sera fourni pour le traitement de la maladie du Parkinson dans 24 instituts régionaux.
Conseils pour mieux vivre avec la maladie de Parkinson
Les parkinsoniens réalisent avec grande difficulté les gestes quotidiens. Pour les aider dans leurs parcours, voici quelques conseils pratiques à tenir en compte.
Prise des médicaments
La prise des médicaments doit être régulière et à la même heure. À vous de rappeler à la personne atteinte de Parkinson d’en prendre. Si nécessaire, utilisez un carnet de surveillance.
Alimentation
Du côté de l’alimentation, le malade doit boire beaucoup d’eau en cas de forte chaleur. Il lui est aussi recommandé de consommer des légumes, fruits et céréales contenant une forte teneur en fibres, pour prévenir une possible constipation.
Son vestimentaire
Les vêtements avec de boutons pressions, de gros boutons ou des fermetures éclairs sont à privilégier. Les chaussures à lacets ne conviennent pas au parkinsonien. Il doit plutôt porter des mocassins ou encore, des chaussures à scratch.
Au moment de la toilette, placez un tabouret ou une chaise près du lavabo et un tapis en caoutchouc antidérapant près de la baignoire. Pour se raser, il peut utiliser un rasoir électrique.
Cerveau: présence d’une zone de motivation pour traiter le Parkinson
Déroulement des travaux de recherche
L’étude a été menée par le Dr Mathias Pessiglione et a été publiée dans PloS Biology par l’équipe du Centre de recherche en neurosciences de La Pitié-Salpêtrière. Elle indique qu’une zone du cerveau serait susceptible «de motiver les efforts physiques et les efforts intellectuels». Son activation dépend essentiellement du dynamisme s’opérant dans «les circuits moteurs et cognitifs».
Pour cibler cette zone de motivation, les recherches se sont portées sur 20 sujets qui ont subi une IRM fonctionnelle pendant qu’ils effectuaient des tests requérant l’utilisation de la mémoire (tests de réflexion) et du corps (tests physiques nécessitant l’utilisation des membres pour désigner les bonnes réponses).
Découverte innovante
Les données recueillies indiquent qu’une seule région sise dans le cerveau appelée striatum ventral, tient une fonction déterminante dans le niveau de motivation d’un individu lors de l’accomplissement d’une tache tant mentale que physique. Pour effectuer un mouvement contraignant, la partie qui s’active est le «putamen». Lors d’un test de réflexion, la partie «noyau caudé» est stimulée.
Ces résultats pourront aider à la réalisation de recherches supplémentaires visant à créer des psychothérapies permettant de traiter des pathologies cérébrales et éventuellement traiter la maladie de Parkinson.
Parkinson : en parler à son employeur ?
Cas de licenciement
Atteint de Parkinson, votre employeur a le droit d’annuler votre contrat de travail pour cause de force majeure médicale. Le médecin de travail sera chargé d’évaluer votre incapacité de remplir vos fonctions correctement au sein de l’entreprise. Il doit aussi déclarer votre incapacité de faire un autre travail dans l’entreprise. Dans la mesure où ces deux critères sont réunis, un licenciement sans préavis est tout à fait possible. Vous toucherez alors immédiatement une allocation de chômage.
Si votre employeur vous licencie pour autre raison tout en respectant le délai légal de préavis, étant sûr que votre licenciement est lié à la maladie de Parkinson, vous pouvez réfuter cette décision et faire appel à la justice. Si vous parvenez à présenter des preuves matérielles justifiant vos déclarations, vous toucherez des dommages et intérêts.
Parkinson : des perspectives thérapeutiques à l’étude
Etudes menées dans cette optique
Divers essais cliniques sont effectués ainsi que des tests laborantins notamment la mutation de «mouches du vinaigre», insectes appartenant à la famille des Diptères. Ces mouches sont examinées et leur symptomatologie déterminée.
Des résultats récents parus dans Human Molecular Genetics démontrent que certains des mutants appelés parkin, manifestent des signes de dysfonctionnement au niveau du métabolisme qui seraient dus à des troubles mitochondriaux. Ce processus entraîne un amoncellement des cellules de lactate. Les scientistes envisagent d’éventuellement utiliser ce lactate comme marqueur permettant de diagnostiquer la maladie de façon précoce.
Avenir en terme de traitements…
Les traitements actuels sont les médicaments contenant de la DOPA et la stimulation cérébrale profonde. Toutefois, ils seraient susceptibles de causer certains effets secondaires. Les chercheurs continuent de pratiquer des essais cliniques qui pourraient peut-être (du moins, nous l’espérons), porter leurs fruits. Des traitements médicamenteux sont testés cliniquement, certains étant déjà en phase III, mais qui n’ont pas encore fait leur entrée sur le marché. Les composants qui subissent des tests sont le glutamate et l’adénosine.
Les recherches se poursuivent et pourront certes un jour fournir le traitement par excellence pour la maladie de Parkinson…
Maladie de Parkinson : un traitement à base des facteurs neurotrophiques
Les protéines neurotrophiques jouent un rôle important dans le fonctionnement du cerveau. Ces dernières contrôlent la production des cellules nerveuses. Les protéines neurotrophiques différencie les neurones et maintien une équilibre dans le système cérébral.
Les chercheurs engagés dans la recherche sur la maladie de Parkinson se sont intéressés à ce processus afin de mieux comprendre l’effet de la maladie sur le cerveau du malade.
Les chercheurs ont découvert que les facteurs neurotrophiques peuvent être d’une grande aide dans la préservation des neurones responsables de la production de la dopamine, élément important dans le fonctionnement du cerveau. Cependant, les résultats ne suffisent pas pour mettre en place des médicaments ou une thérapie en ce qui concerne le traitement de la maladie de Parkinson.
Traitement de la maladie de Parkinson
Les protéines neurotrophiques sont efficaces qu’en présence de quelques neurones dopaminergiques. Ce facteur complique le traitement de la maladie Parkinson par cette méthode, car les symptômes de cette pathologie apparaissent quand elle s’est aggravée soit quand le nombre de neurones dopaminergiques a considérablement diminué. Des recherches sont en cours afin de clarifier l’utilisation des protéines neurotrophiques dans le traitement de la maladie de Parkinson. Les scientifiques privilégient la greffe ou la thérapie génique.
La lutte de Marcel contre le Parkinson
Maladie neuro-dégénérative
Marcel Pouyllau souligne qu’il a toujours été très sportif et de ce fait, il aimera effectuer un trajet de Bernac-Debat à Bordeaux afin de surmonter les symptômes du Parkinson. Le patient précise que le côté gauche de son corps est particulièrement affecté : ainsi il ressent souvent des blocages et des tremblements. Selon Marcel, les exercices physiques lui permettent de rebondir. Il a généralement l’habitude d’effectuer des trajets de 70 km à vélo.
L’association France-Parkison ainsi que les cyclistes comme Jean-Paul Rey et André Darrigade soutiennent le défi de Marcel. Au moins vingt cyclistes accompagneront le patient sur son trajet.
Pour rappel, la maladie de Parkinson entraîne des tremblements, une perte de motricité ou de mouvements et des crises de faiblesses. Plusieurs patients perdent également leurs autonomies et nécessitent une assistance à domicile.


