Evolution du Parkinson
Fluctuations de la maladie de Parkinson
La première période de fluctuation ressenti par le patient est surnomé “période lune de miel”. Lune de miel correspond à la phase où le traitement de la maladie de Parkinson se fait avec la levodopa, médicament efficace pour soulager les symptômes. Après un certain temps, les patients parkinsoniens ne ressentent plus les effets de la levodopa. Il s’agit de la raison pour laquelle le traitement est comparé à une lune de miel.
Suite à des années d’utilisation, des fluctuations commencent à faire leur apparition. Elles se caractérisent par la réapparition des symptômes liés à la maladie tels qu’une incapacité à se déplacer seul, des mouvements plus lents et une inaptitude à réfléchir plus rapidement. Le patient ira mieux en prenant ses comprimés de levodopa à raison de huit fois quotidiennement au lieu de quatre.
On and Off
Il existe aussi des fluctuations qui surviennent sans crier gare. Elles apparaissent de façon arbitraire et indépendamment de quelque facteur.
Parkinson: les complications motrices
Fluctuations
Les symptômes réapparaissent au cours de la journée même si un traitement est en cours. Ces complications sont souvent visibles entre les prises de médicaments quand l’effet de ces derniers diminue. En cas de fluctuations trop fréquentes, il est possible de modifier le traitement et de revoir la posologie des médicaments.
Phénomène On/Off
Le phénomène on/off se caractérise par des blocages imprévisibles. Quand l’effet du traitement est ressenti et que le patient a une motricité normale, le malade est dans la période «On». Cependant, quand les médicaments perdent leurs effets et que les symptômes de la maladie de Parkinson réapparaissent, le malade est en période «off». Ce phénomène survient après de longues années de traitement. La lévodopa est le médicament prescrit pour atténuer les symptômes de la maladie de Parkinson. L’effet de ce médicament est éphémère et les complications motrices peuvent réapparaître rapidement.
Début Parkinson
Symptômes
Les signes précoces de la maladie sont souvent une incapacité à bouger les bras au moment de la marche, ou bien la personne peut avoir des difficultés à utiliser ses mains pour effectuer des gestes délicats. Par exemple, un ouvrier qui a l’habitude de manier ses outils avec une aisance n’y parvient plus.
Une diminution graduelle de la voix, le fléchissement d’un bras, la raideur d’une jambe, sont peut-être des signes d’un début de Parkinson. Aussi il est fort probable pour un proche de constater un changement dans le comportement ou dans les gestes de la personne. Mais ce ne sont pas des symptômes concrets permettant de diagnostiquer la maladie.
Pour d’autre la maladie débute simplement par une sensation de fatigue, accompagnée des troubles de sommeil ou de mémoire, la perte de poids, accompagnée ou pas d’une dépression.
Un engourdissement voire des douleurs dans les articulations alors que les tests médicaux ne démontrent aucune anomalie peuvent être considérés comme le début du parkinson.
La dopamine et la maladie de Parkinson
L’absence ou une carence de dopamine dans l’organisme favorise la survenue de la maladie de Parkinson et le syndrome de Parkinson. La dopamine est un neurotransmetteur, c’est-à-dire, un liquide qui assure la transmission des messages d’un neurone à l’autre, aussi appelé les cellules nerveuses.
Rôle de la dopamine
La fonction de la dopamine dans le cerveau est de contrôler les mouvements. Elle empêche la prolactine d’agir. La dopamine augmente le calibre des vaisseaux au niveau des coronaires, des reins et de l’intestin.
Sa production
Plusieurs neurones connus comme dopaminergiques sont responsables de la production de la dopamine. Celle-ci est présente dans l’hypothalamus, soit la partie centrale du cerveau ; dans le locus niger, soit la partie du pédoncule cérébral qui se trouve dans le cerveau moyen ou le mésencephale, et dans les corpstriés, soit les noyaux gris centraux.
Parkinson : la phase « off »
Pour aider dans le traitement du Parkinson, les médicaments à base de la lévodopa sont prescrits. A la prise du médicament, les symptômes s’atténuent, justifiant ainsi la phase « on ». Mais une fois le délai d’action du médicament écoulé, le patient entre dans la phase « off ». Les troubles non-moteurs de la maladie font alors leur apparition.
Traitements proposés pendant la phase « off »
On peut voir s’approcher la phase « off » lorsqu’on constate chez le patient une raideur musculaire, une douleur abdominale, un essoufflement, une angoisse, une envie fréquent d’uriner ou d’aller à la selle, un problème d’écriture et une lenteur générale. Afin d’éviter les contraintes provoquées par la phase « off », il est recommandé d’adopter une stratégie thérapeutique avec le médecin. Il pourra réduire la fréquence et le dosage des médicaments à base de lévodopa.
Il peut aussi prescrire des médicaments dopaminergiques en complément. L’utilisation d’une pompe pour inspirer la lévodopa dans l’intestin grêle et l’administration des médicaments antidépresseurs peuvent être des alternatives, en cas de symptômes persistants pendant la phase ‘off’.
Source : http://fr.medipedia.be/parkinson/news_symptomes-phases-off
Stades évolutifs de la maladie de Parkinson

Empêchant la production de la dopamine dans le cerveau, la maladie de parkinson varie d’un individu à un autre. Les premiers signes progressent pour atteindre ensuite le stade sévère de la maladie ; le stade 5. A chaque stade est attribué un traitement adapté à l’état de santé.
Les 5 stades dans la maladie de parkinson
Stade 1
Les symptômes sont qualifiés d’unilatéraux et se manifestent par des tremblements au repos et rigidité d’un membre du corps.
Stade 2
Le patient ne souffre pas encore d’un trouble de l’équilibre prononcé. Toutefois, la maladie commence à porter atteinte aux deux côtés du corps. S’ajoutent à cela les problèmes d’articulations, de postures. La marche commence à devenir difficile et l’activité professionnelle de plus en plus compliquée à gérer.
Stade 3
A partir du stade 3, la phase ‘lune de miel’ disparait. Les troubles manifestés en deuxième stade s’aggravent, les troubles d’équilibre se manifestent et la vie quotidienne devient difficile à gérer seul.
Stade 4
Le ralentissement de mouvements est conséquent, les troubles moteurs accentués et l’efficacité des traitements médicamenteux n’ont plus l’effet escompté.
Stade 5
Phase terminale de la maladie où le patient fait face à une perte d’autonomie et ne peut se déplacer qu’en fauteuil roulant.
Evolution de la maladie de parkinson
Maladie neurologique, la maladie de Parkinson s’attaque au système nerveux central ayant des causes mal connues. La maladie apparaît normalement entre 45 et 70 ans. Suivie de la maladie d’Alzheimer, c’est la deuxième maladie neuro-dégénérative.
L’évolution de la maladie diffère d’un patient à un autre ; indépendamment du traitement et la présence de pathologies associées.
Parcours de la maladie
En général, la maladie de Parkinson pourrait évoluer pendant dix-sept ans. Trois étapes se retrouvent souvent lors de l’évolution de la maladie.
Première étape, renvoie de la troisième année jusqu’au huitième environ. Durant cette période, le patient arrive à avoir une vie presque normale. C’est le meilleur moment pour suivre le traitement, car à cette époque il est plus efficace.
Deuxième étape : touche plus de la moitié des patients (environ 60%). Environ six ans après l’apparition de la maladie, les patients présentent une incapacité d’effectuer certains mouvements.
Troisième étape, renvoie à celle qui handicape le plus le patient. Le patient perd l’efficacité de la L-dopa (substance utilisée dans le traitement de la maladie de Parkinson)
A savoir
La qualité de vie des patients tout comme l’évolution de la maladie ont changé grâce aux nouveaux soins, traitements médicaux et chirurgicaux.
SOURCE : http://www.reseauparkinson-sudest.org/maladie_parkinson/evolution.htm



