Droits du malade
Parkinson : maintenir ses revenus en cas d’invalidité
On demande la prise en charge en Congé longue maladie. Après trois ans, on demande une Mise en invalidité
Congé longue maladie
La demande est faite par le médecin (généraliste ou neurologue) à la Caisse d’assurance maladie du Parkinsonien. La Sécurité sociale prend en charge 100% du salaire la première année uniquement. Ensuite, elle offre deux ans à demi-salaire, par versement d’indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS).
Il faudra trouver des compléments de revenus
- regardez si l’entreprise a mis en place un régime de prévoyance (demander la convention collective de l’entreprise),
- regardez ce que prévoit la mutuelle complémentaire du parkinsonien.
Mise en Invalidité
Elle concerne les personnes de moins de 60 ans qui ont perdu les 2/3 de leur capacité de travail ou de gain. Elle est demandée par le généraliste ou le neurologue au médecin conseil de la Sécurité Sociale. Ainsi, elle entraîne le versement d’une pension d’invalidité qui compense la perte de gain. Cette pension est calculée sur le salaire annuel moyen (SAM) des 10 meilleures années de rémunération. Il y a 3 catégories d’invalidité :
- la personne peut encore travailler, la pension sera de 30% du SAM,
- la personne ne peut plus travailler, la pension sera de 50% du SAM,
- la personne ne peut plus travailler et doit être assistée d’une tierce personne dans les gestes de la vie courante; la pension est de 50% du SAM + une somme pour payer la tierce personne.
Est-il possible au malade de Parkinson de garder son emploi ?
Dans la mesure où les symptômes ne s’aggravent pas, une personne atteinte de la maladie de Parkinson peut maintenir une vie professionnelle normale. Il est d’ailleurs conseillé au malade de travailler, comme cela lui permet de préserver son optimisme. Toutefois, si les conditions de travail génèrent du stress, cela risque de favoriser les symptômes de cette maladie.
Le malade peut-il conduire ?
Oui, il peut toujours prendre le volant lorsqu’il se rend sur son lieu de travail. Néanmoins, certains traitements peuvent mener à la somnolence. Si des signes de sommeil se manifestent, il ne faut alors pas conduire sa voiture.
Offrir son aide au malade
Il est essentiel d’encourager le Parkinsonien à pratiquer des exercices, comme la marche répétée au cours d’une journée. Il faut surtout garder les habitudes du malade aussi longtemps que possible. Assurez-vous que son domicile soit bien adapté, qu’il ait des vêtements qui se portent facilement et des chaussures qui riment avec confort.
Activité professionnelle et la maladie de parkinson
Être atteint de la maladie de Parkinson nécessite une toute autre organisation de vie, tant bien pour la personne concernée que pour son entourage. En effet, cette maladie neuro-dégénérative, qui touche principalement le système nerveux central, se caractérise par des mouvements lents et des tremblements. Des conditions qui ont une incidence inévitable sur la vie sociale et professionnelle des parkinsoniens.
Une maladie évolutive
Les symptômes du Parkinson évoluent lentement, d’où la difficulté d’avoir recours à un diagnostic précoce. En effet, contrairement aux idées reçues, la maladie de Parkinson ne concerne pas que les personnes âgées. Les caractéristiques évolutives de la maladie font penser que ce trouble neurologique s’installe bien avant la manifestation des premiers signes du Parkinson.
Ainsi, les symptômes du Parkinson ne sont pas invalidantes, il est conseillé de maintenir une activité, professionnelle ou sportive, afin de combattre efficacement les effets secondaires et le repli sur soi. Attention toutefois, à éviter des situations stressantes ou d’anxiétés, facteurs aggravants de la maladie du Parkinson.
Mener une vie professionnelle avec le Parkinson
La déclaration de la maladie du Parkinson à votre employeur n’est pas obligatoire, dans la mesure où le parkinsonien n’engendre aucun risque sur lui ou son environnement de travail. Ainsi, il est recommandé de faire un bilan personnel avec son médecin afin de diagnostiquer sa capacité physique ou morale. Le médecin du travail pourra ,en effet, conseiller un changement de poste ou une réadaptation des conditions de travail.
A savoir que si vous ne pouvez plus travailler, une retraite anticipée est envisageable quelque soit votre âge.


