Archive pour février 2012
Cerveau: présence d’une zone de motivation pour traiter le Parkinson
Déroulement des travaux de recherche
L’étude a été menée par le Dr Mathias Pessiglione et a été publiée dans PloS Biology par l’équipe du Centre de recherche en neurosciences de La Pitié-Salpêtrière. Elle indique qu’une zone du cerveau serait susceptible «de motiver les efforts physiques et les efforts intellectuels». Son activation dépend essentiellement du dynamisme s’opérant dans «les circuits moteurs et cognitifs».
Pour cibler cette zone de motivation, les recherches se sont portées sur 20 sujets qui ont subi une IRM fonctionnelle pendant qu’ils effectuaient des tests requérant l’utilisation de la mémoire (tests de réflexion) et du corps (tests physiques nécessitant l’utilisation des membres pour désigner les bonnes réponses).
Découverte innovante
Les données recueillies indiquent qu’une seule région sise dans le cerveau appelée striatum ventral, tient une fonction déterminante dans le niveau de motivation d’un individu lors de l’accomplissement d’une tache tant mentale que physique. Pour effectuer un mouvement contraignant, la partie qui s’active est le «putamen». Lors d’un test de réflexion, la partie «noyau caudé» est stimulée.
Ces résultats pourront aider à la réalisation de recherches supplémentaires visant à créer des psychothérapies permettant de traiter des pathologies cérébrales et éventuellement traiter la maladie de Parkinson.
Parkinson : exercices pour conserver votre autonomie
Durant la maladie de Parkinson, les patients subissent une perte graduelle de leurs facultés motrices. Il existe des techniques d’exercices pouvant permettre de conserver, voire stimuler cette motricité.
Toutefois, il est absolument recommandé d’avoir un avis médical avant toute démarche en ce sens.
Ces dits exercices doivent être effectués dans la joie et la bonne humeur. A titre indicatif, chaque séance doit être succédée d’une période de relaxation à raison d’une trentaine de minutes. L’objectif n’est pas de s’exténuer jusqu’à provoquer des douleurs musculaires. Il est vivement conseillé de ne pas faire de mouvements abrupts et de s’exercer en douceur en fonction de son rythme respiratoire.
L’activité physique doit se faire à un moment calme de la journée et non en période de crises. La durée maximale des séances est de l’ordre de 30 minutes et les gestes sont réitérés à raison de 6 à 10 reprises. Cependant, il appartient aux professionnels de santé de préconiser les exercices à être accomplis.
Exemples d’exercices
Marche sur place: consiste à marcher sur place les bras ballants avec les genoux relevés de façon excessive
Déplacements latéraux: se pratique avec les jambes écartées et le bras placé horizontalement. Le pied gauche vient se mettre devant le droit et il est par la suite, remis à sa place d’origine. Le mouvement se répète pour le pied droit.
Déplacement dorsal sur le lit: requiert le déplacement de la tête, ensuite celui des pieds et finalement des fesses.
Exercice facial: par exemple, bouger une extrémité de la bouche du côté gauche ensuite vers du côté droit.
Parkinson: recherche prometteuse sur les cellules souches
Gage d’espoir…
L’étude s’est portée sur quatre singes souffrant de la maladie de Parkinson. Après l’introduction de cellules souches obtenues à partir d’embryons, les primates ont été aptes à mieux maîtriser leurs mouvements trois mois après l’intervention. Autrefois incapables de se déplacer dans leur cage, l’expérience leur a permis de contrôler l’ensemble de leurs corps et de marcher à nouveau.
Les travaux ont été menés par Jun Takahashi, professeur à l’Université de Kyoto, et ses collaborateurs. Lorsque l’intervention a été pratiquée, 35% des cellules souches s’avéraient être des neurotransmetteurs tels que la dopamine. Le bilan établi indique qu’une cellule sur dix était toujours en vie une année après l’expérimentation. Dans le but de promouvoir l’efficacité de la cure, les chercheurs espèrent pouvoir rehausser ce pourcentage de survivance à hauteur de 70%, afin d’effectuer des essais cliniques sur l’homme à partir de 2015. Toutefois, ils jugent nécessaire d’accroître le taux de neurotransmetteurs transplantés afin de diminuer «le risque de tumeur» après l’intervention.
Cellules utilisées dans le cas de l’homme
Les cellules souches utilisées lors de l’expérimentation ont été obtenues à partir d’embryons. Pour les éventuels essais cliniques, les scientistes japonais envisagent d’avoir recours à des cellules souches générées par la transplantation de quatre gènes dans les cellules de l’épiderme de l’être humain, afin de les programmer de nouveau.
Conseils pour éviter la maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson est la seconde pathologie neurogénérative en France. Certains exercices ou hygiène de vie peuvent aider à la prévenir. Conseils sur les moyens d’éviter cette maladie.
D’après une étude canadienne, prendre de l’ibuprofène aiderait à prévenir le Parkinson. L’étude soutient que les personnes qui en prennent régulièrement ont 40% moins de chance de contracter la maladie.
De la vitamine E à volonté
Selon une étude menée en 2002, il a été conclu que l’effet antioxydant produit par la vitamine E protège l’organisme de la maladie. Les noix, et les huiles végétales doivent être consommés abondamment.
Avoir le moral
Il a été aussi démontré par les irlandais que les personnes faisant une dépression sont plus aptes à avoir le Parkinson. Si vous faites une dépression, êtes anxieux, parlez en à votre médecin car ce sont des signes précoces.
Boîtes quantiques: stimulation des neurones
Intervention chirurgicale classique
Certaines pathologies du cerveau ne peuvent parfois pas être traitées avec des médicaments. Par conséquent, la seule technique possible est la stimulation cérébrale profonde. Elle permettrait d’aider les malades à promouvoir leur qualité de vie. Elle comprend l’implantation d’électrodes dans certaines parties du cerveau dans le but de provoquer une stimulation des neurones. Toutefois, cette méthode n’est pas sans risque. En effet, elle pourrait entraîner des troubles conséquents tels que des envies de suicide chez les patients dépressifs.
Boîtes quantiques: solution ultime?
La première étape de l’étude a été d’observer des cellules carcinogènes mises en culture sur les boîtes quantiques. Lorsqu’ils étaient exposés à un rayonnement, les électrons présents dans les boîtes ont entraîné une charge négative dans l’espace environnant. Les chercheurs ont pu voir que les cellules de cancer réagissaient à ce changement en s’ouvrant. Ce constat s’est appliqué tant pour les cellules de la prostate mais aussi du système nerveux.
Théorie ou pratique
Sur un plan théorique, il serait tout à fait possible d’introduire des boîtes quantiques pourvu d’atomes spécifiques qui iraient agir sur des neurones sujets à des affections. Lorsqu’elles auraient été exposées à une lumière, les boîtes seraient susceptibles d’activer certains neurones.
Cependant, en pratique, il faut encore déterminer si une telle démarche est faisable. La biocompatibilité des boîtes ainsi que l’exposition à la lumière demeurent des facteurs déterminants dans la praticabilité d’une telle démarche.
Parkinson : en parler à son employeur ?
Cas de licenciement
Atteint de Parkinson, votre employeur a le droit d’annuler votre contrat de travail pour cause de force majeure médicale. Le médecin de travail sera chargé d’évaluer votre incapacité de remplir vos fonctions correctement au sein de l’entreprise. Il doit aussi déclarer votre incapacité de faire un autre travail dans l’entreprise. Dans la mesure où ces deux critères sont réunis, un licenciement sans préavis est tout à fait possible. Vous toucherez alors immédiatement une allocation de chômage.
Si votre employeur vous licencie pour autre raison tout en respectant le délai légal de préavis, étant sûr que votre licenciement est lié à la maladie de Parkinson, vous pouvez réfuter cette décision et faire appel à la justice. Si vous parvenez à présenter des preuves matérielles justifiant vos déclarations, vous toucherez des dommages et intérêts.
La juge décide de l’innocenter en raison de sa maladie de Parkinson
Etat de santé de l’accusé
L’accusé souffre précocement de la maladie de Parkinson et a du subir une intervention chirurgicale au cerveau en juin 2008 dans le but d’y intégrer un neurostimulateur. Cela a contraint le patient à prendre près de 150 comprimés quotidiennement sous prescription médicale afin de soigner les symptômes liés à sa maladie. Son traitement comprenait également la prise de Mirapex, qui peut conduire à des effets secondaires considérables.
Phénomène inédit
Lors du procès, l’avocate représentant l’accusé, Me Mia Manocchio, a convié à la barre Dr Pierre Gagné, psychiatre. Ce dernier a expliqué que l’état de santé de l’accusé ainsi que sa consommation de médicament sont probablement à l’origine de ses actes illégaux. Selon lui, l’association de certains traitements médicamenteux et d’un neurostimulateur, aurait altéré l’ensemble de son comportement et attitude. En effet, l’accusé aurait manifesté une attitude sexuelle excessive, des soucis relatifs aux jeux et l’acquisition irrépressible de biens qui ne lui appartiennent pas. Le présumé coupable a indiqué qu’il ne se rappelait de rien.
Récapitulatif des événements
L’accusé aurait dérobé deux poupées gonflables à Deauville avant de les habiller de sous-vêtements obtenus chez une personne qu’il connaît et chez laquelle il serait entré par effraction. Il les avait surnommé Swallow Suzy et Dona Domination. Il aurait également volé de la viande hachée, des caisses de bière avant de tenter de renverser son ex-partenaire.
Fluctuations de la maladie de Parkinson
La première période de fluctuation ressenti par le patient est surnomé “période lune de miel”. Lune de miel correspond à la phase où le traitement de la maladie de Parkinson se fait avec la levodopa, médicament efficace pour soulager les symptômes. Après un certain temps, les patients parkinsoniens ne ressentent plus les effets de la levodopa. Il s’agit de la raison pour laquelle le traitement est comparé à une lune de miel.
Suite à des années d’utilisation, des fluctuations commencent à faire leur apparition. Elles se caractérisent par la réapparition des symptômes liés à la maladie tels qu’une incapacité à se déplacer seul, des mouvements plus lents et une inaptitude à réfléchir plus rapidement. Le patient ira mieux en prenant ses comprimés de levodopa à raison de huit fois quotidiennement au lieu de quatre.
On and Off
Il existe aussi des fluctuations qui surviennent sans crier gare. Elles apparaissent de façon arbitraire et indépendamment de quelque facteur.
Parkinson : des perspectives thérapeutiques à l’étude
Etudes menées dans cette optique
Divers essais cliniques sont effectués ainsi que des tests laborantins notamment la mutation de «mouches du vinaigre», insectes appartenant à la famille des Diptères. Ces mouches sont examinées et leur symptomatologie déterminée.
Des résultats récents parus dans Human Molecular Genetics démontrent que certains des mutants appelés parkin, manifestent des signes de dysfonctionnement au niveau du métabolisme qui seraient dus à des troubles mitochondriaux. Ce processus entraîne un amoncellement des cellules de lactate. Les scientistes envisagent d’éventuellement utiliser ce lactate comme marqueur permettant de diagnostiquer la maladie de façon précoce.
Avenir en terme de traitements…
Les traitements actuels sont les médicaments contenant de la DOPA et la stimulation cérébrale profonde. Toutefois, ils seraient susceptibles de causer certains effets secondaires. Les chercheurs continuent de pratiquer des essais cliniques qui pourraient peut-être (du moins, nous l’espérons), porter leurs fruits. Des traitements médicamenteux sont testés cliniquement, certains étant déjà en phase III, mais qui n’ont pas encore fait leur entrée sur le marché. Les composants qui subissent des tests sont le glutamate et l’adénosine.
Les recherches se poursuivent et pourront certes un jour fournir le traitement par excellence pour la maladie de Parkinson…
Maladie de Parkinson : un traitement à base des facteurs neurotrophiques
Les protéines neurotrophiques jouent un rôle important dans le fonctionnement du cerveau. Ces dernières contrôlent la production des cellules nerveuses. Les protéines neurotrophiques différencie les neurones et maintien une équilibre dans le système cérébral.
Les chercheurs engagés dans la recherche sur la maladie de Parkinson se sont intéressés à ce processus afin de mieux comprendre l’effet de la maladie sur le cerveau du malade.
Les chercheurs ont découvert que les facteurs neurotrophiques peuvent être d’une grande aide dans la préservation des neurones responsables de la production de la dopamine, élément important dans le fonctionnement du cerveau. Cependant, les résultats ne suffisent pas pour mettre en place des médicaments ou une thérapie en ce qui concerne le traitement de la maladie de Parkinson.
Traitement de la maladie de Parkinson
Les protéines neurotrophiques sont efficaces qu’en présence de quelques neurones dopaminergiques. Ce facteur complique le traitement de la maladie Parkinson par cette méthode, car les symptômes de cette pathologie apparaissent quand elle s’est aggravée soit quand le nombre de neurones dopaminergiques a considérablement diminué. Des recherches sont en cours afin de clarifier l’utilisation des protéines neurotrophiques dans le traitement de la maladie de Parkinson. Les scientifiques privilégient la greffe ou la thérapie génique.


