Archive pour janvier 2012
Parkinson : accepter la maladie pour mieux vivre avec
S’éloigner de la réalité
En l’occurrence, une personne sportive atteinte de Parkinson ne parviendra pas à retrouver une bonne santé en maintenant une bonne hygiène de vie. En raisonnant de la sorte, il est possible de s’éloigner inconsciemment de tout ce qui suscite la dure réalité du Parkinson. Il évitera les visites médicales, ne suivra pas les soins indiqués ou omettra la prise des médicaments.
État de dépression
Réel deuil de bonne santé, le patient peut se retrouver dans un état de dépression, désigné comme la « démoralisation ». Il n’est pas capable d’affronter la réalité. Il peut développer des comportements régressifs, comme se défaire de toutes responsabilités ou prendre un excès de tranquillisants.
Parkinson: les rôles multiples de l’entourage
La maladie de Parkinson est une pathologie qui peut parfois conduire le patient à l’isolement. Or, il est fort heureux de constater que cela n’est plus vraiment applicable puisque les patients bénéficient de plus en plus du soutien familial et amical.
L’entourage revêt des rôles essentiels dans la vie du patient Parkinsonien :
-Poser le diagnostic :
Il est très difficile de diagnostiquer de manière autonome si on est atteint de Parkinson. C’est en discutant avec ses proches et en leur exposant ses soucis du quotidien que le patient est amené à consulter un spécialiste.
-Récolter des informations :
Le patient souffrant de tremblements répétitifs et de gestes lents se voit difficilement se renseigner sur la maladie. Les proches sont souvent les instigateurs de cette recherche d’informations sur les diverses modalités, les traitements disponibles et les structures d’accompagnement spécialisées.
-Agir comme soutien moral et psychologique:
Lors du dépistage de la maladie, le patient ressent un grand besoin d’assistance morale et psychologique. Afin qu’il puisse accepter sa maladie et suivre efficacement son traitement, la présence des proches est essentielle, voire primordiale.
-Assistance durant la thérapie :
L’entourage s’avère très important dans le suivi de la maladie du patient. Il s’assure que ce dernier prend correctement ses médicaments, qu’il fasse des exercices et qu’il relate ses troubles au médecin traitant.
-Soutien dans la gestion administrative :
Étant atteint de la maladie, le patient peut difficilement s’occuper des charges administratives telles que la prise en charge, l’aspect juridique et les demandes d’allocations. Les proches sont le plus souvent aptes et disponibles pour gérer tout ce côté administratif.
Parkinson : les troubles non moteurs
Troubles corporels
Le Parkinson pousse le malade à être plus sensible aux douleurs. Les raideurs et les dystonies qui se caractérisent par des contractions involontaires des muscles sont les conséquences des troubles moteurs.
De par la rareté des réflexes de déglutination de la salive, l’hyper salivation peut être fréquente. La diarrhée et la constipation sont des troubles digestifs assez fréquents chez ceux souffrant de Parkinson. Les troubles urinaires, l’hypertension artérielle, des maux de tête peuvent se manifester pendant la maladie. De plus, l’homme souffrant de Parkinson est plus apte à avoir des troubles d’érection et les femmes deviennent frigides.
Sur le plan physique
La fatigue est due au ralentissement moteur causé par le Parkinson. De ce fait, elle est fréquente pendant la maladie, et il est primordial d’en parler à son médecin.
Pendant la nuit, le malade peut se réveiller plusieurs fois, et les causes sont multiples. Les troubles moteurs font que le malade a des difficultés à se retourner.
Troubles psychiques
Le malade peut avoir des hallucinations qui sont favorisées par la prise de certains médicaments. De plus avec l’âge les malades ont des difficultés sur le plan intellectuel. Ils arrivent difficilement à se concentrer et ont souvent la sensation d’avoir l’esprit vide. Aussi l’anxiété et la dépression sont fréquentes pendant la maladie. La dépression peut survenir à n’importe quel stade de la maladie. La personne dépressive ressent de la tristesse, fait une insomnie et perd l’appétit.
Parkinson : conseils pratiques pour vous faciliter la vie
Un exercice au quotidien
Parce qu’il est important de maintenir un exercice physique, le malade peut faire une marche quotidienne. Si le patient a un sport favori, comme le golf, le vélo ou la natation, il peut très bien continuer à en pratiquer. Bien évidemment, il lui suffit de suivre un bon rythme.
Aliments consommés
Une alimentation saine et équilibrée est d’or. Le patient doit également adapter sa nutrition à certains médicaments. Quelques uns doivent être pris à jeun, et d’autres, en ingérant un grand verre d’eau et un aliment sucré.
Comment parler ?
Au moment de prendre la parole, la construction des phrases doivent être courtes et le patient doit prendre le temps de bien respirer. Quant à l’intonation, elle s’apprend de nouveau.
Maladies apparentées au Parkinson
Paralysie supranucléaire progressive (PSP)
Une maladie touchant les neurones qui se manifeste à la cinquantaine. La personne perd son équilibre et peut faire une chute en effectuant des mouvements. La personne présente des changements de comportement, a du mal à bouger les yeux, ne peut articuler correctement et ne peut se concentrer.
Dégénérescence corticobasale (DCB)
Cette maladie touche les plus de cinquante ans. La personne éprouve des difficultés à réaliser certains gestes, ces membres et articulations deviennent plus rigides. En effet, les malades perdent le contrôle de leur main. Cette maladie peut être traitée comme le Parkinson.
Syndrome parkinsonien atypique
C’est un alliage de plusieurs troubles qui se distingue par une lenteur à effectuer des mouvements et une rigidité des muscles. De plus, les membres sont enclins à trembler au repos.
Atrophie multisystématisée (AMS)
Cette maladie présente les symptômes du Parkinson. Aussi la personne atteinte présente souvent des troubles urinaires, des troubles de l’équilibre et une tension artérielle relativement faible.
Parkinson: faciliter la vie de l’entourage
La maladie de Parkinson ne concerne pas uniquement le patient. Elle influe également sur tout son entourage qui est présent en tant que soutien. Il s’agit d’une maladie qui requiert un soutien tant matériel que moral. Afin d’aider le patient, il est souvent de la responsabilité de la famille de mettre en place des dispositifs.
Ce n’est guère une situation facile pour ceux qui ne sont pas atteints de la maladie et qui sont témoins d’une dégénérescence graduelle des facultés cognitives des patients.
Le Parkinson incombe tout un changement au sein de la cellule familiale. Les rapports entre le malade et la famille (ou les amis) sont altérés créant parfois une perte dans la cohésion familiale ou amicale. Les proches se doivent d’être organisés et de faire provision d’un emploi du temps défini au préalable. La rareté des activités en milieu social se fait sentir graduellement.
L’aspect bénéfique de la maladie est le fait que le proche se sent plus responsable et réalise l’importance de ses actes. Les effets néfastes que le Parkinson peut avoir sur la famille sont le stress, l’anxiété et le sentiment d’autosacrifice.
Solutions adoptées par le patient pour permettre aux proches de vivre au mieux la maladie
Veillez à entretenir au maximum les rapports sociaux, familiaux et amicaux ;
Abordez d’autres thèmes et ne pas parler exclusivement de la maladie ;
Préservez les espaces vitaux de chacun tout en respectant votre emploi du temps ;
N’hésitez pas à communiquer vos problèmes d’ordre sexuel à votre partenaire afin de trouver des méthodes favorisant l’entente sexuelle du couple.
Role des associations parkinson
Avantages
Ainsi, les associations parkinson s’engagent à vous apporter plus d’informations sur l’évolution de cette pathologie, chose qui vous aidera à mieux comprendre la situation du patient. Les personnes souffrant de la maladie peuvent elles aussi se retourner vers ces associations pour se familiariser avec les traitements alternatifs et les services d’accompagnement à domicile.
Les patients peuvent aussi profiter des entretiens téléphoniques réguliers, grâce au réseau d’entraide. Ces associations vous permettent également de partager vos expériences avec les personnes qui sont dans la même situation que vous. Plusieurs organismes favorisent aussi les séances d’exercices physiques en groupe pour une meilleure gestion de la maladie.
Parkinson: les complications motrices
Fluctuations
Les symptômes réapparaissent au cours de la journée même si un traitement est en cours. Ces complications sont souvent visibles entre les prises de médicaments quand l’effet de ces derniers diminue. En cas de fluctuations trop fréquentes, il est possible de modifier le traitement et de revoir la posologie des médicaments.
Phénomène On/Off
Le phénomène on/off se caractérise par des blocages imprévisibles. Quand l’effet du traitement est ressenti et que le patient a une motricité normale, le malade est dans la période «On». Cependant, quand les médicaments perdent leurs effets et que les symptômes de la maladie de Parkinson réapparaissent, le malade est en période «off». Ce phénomène survient après de longues années de traitement. La lévodopa est le médicament prescrit pour atténuer les symptômes de la maladie de Parkinson. L’effet de ce médicament est éphémère et les complications motrices peuvent réapparaître rapidement.
Parkinson: causes et diagnostic
Causes éventuelles
• Les facteurs pourraient être d’ordre génétique causant ainsi la formation de Parkinson chez les personnes âgées de moins de 45 ans
• D’autres causes seraient probablement liées à des facteurs environnementaux tels que des produits toxiques provenant d’industries. Néanmoins, le décèlement des maladies avérées chez les patients se fait généralement s’ils sont déjà génétiquement prédisposés à les avoir.
Diagnostic
• Le premier symptôme avant-coureur du Parkinson est le tremblement et il conduit dans la plupart des cas les personnes à recourir à une consultation médicale. Il surgit généralement lorsque l’individu est en situation de repos.
• Il peut aussi être constaté que le dynamisme du corps est réduit, qu’il y a un manque de fluidité dans les gestes et une sensation de lourdeur constante dans les mains.
• L’âge moyen des patients est aux alentours de 60 ans. Les premiers symptômes liés au Parkinson sont souvent caractéristiques du mal-être que les individus concernés ressentent à l’idée de partir à la retraite.
• Lors de la consultation chez le medecin:
? survient un accroissement dans la fréquence des tremblements lorsque le patient est émotionnellement ébranlé
? surgit aussi une diminution dans les tremblements quand le patient entame une action
• L’examen de la motricité pratiqué permet de montrer un ralentissement total des mouvements lors d’exercices de marionnettes
• Dans le cas où tous ces symptômes apparaitraient, cela indiquerait une diminution des fonctions motrices qui conduirait à diagnostiquer la maladie de Parkinson.
La maladie de Parkinson bientôt parmi les affiliés de la MSA
Etudes autour du système de remboursement
L’InVs vise ainsi à renforcer la surveillance épidémiologique des patients parkinsoniens afin d’améliorer la prise en charge. L’agence a ainsi effectué une analyse de l’utilisation des produits antiparkinsoniens. Cette étude révèle que 71% de ces malades nécessitent ces médicaments pour traiter une autre pathologie. L’InVs compte également entamer une évaluation des facteurs de risques de cette maladie neurodégénérative. Pour rappel, les patients subissent une perte de mobilité et des tremblements causés par la mort des neurones. La maladie touche généralement les personnes ayant entre cinquante et soixante-dix ans.


