Archive pour novembre 2011
La maladie de Parkinson peut être reconnue comme une maladie professionnelle
La maladie de Parkinson est l’un des troubles neurologiques dégénératives les plus redoutées. Elle se manifeste principalement par une lenteur et raideur des mouvements accompagnées de tremblements. Ce mal affecte surtout les hommes ayant plus de 55 ans.
Facteurs de risques
Des études démontrent que certains risques professionnels peuvent entraîner ce trouble chez plusieurs. En effet, selon les chercheurs, certaines substances telles que les pesticides, herbicides, métaux lourds et manganèses peuvent optimiser les chances de la maladie. Les soudeurs, par exemple, manifestent souvent des symptômes troublants comme des fonctions motrices altérées et un dysfonctionnement au niveau du système dopaminergique.
Les experts démontrent également que les personnes prédisposées à la maladie sont plus à risques, surtout s’ils sont exposés à de telles substances. Les autres facteurs qui peuvent déclencher la maladie incluent les micro-infarctus cérébraux et les chocs à la tête.
Maladie de Parkinson : L’intervention des maisons de retraite
La maladie de Parkinson peut être problématique pour le patient ainsi que pour son entourage. Les personnes atteintes sont exposées à un grand nombre de risques. De ce fait, plusieurs personnes choisissent de se retourner vers les maisons de retraites.
Services rendus par les maisons de retraite
Ces établissements offrent plusieurs activités pour divertir les patients. A titre d’exemple, certaines maisons proposent des ateliers manuels, jeux de sociétés et mémoire, spectacles ainsi que la gymnastique douce.
En cas de dépendance, on peut même profiter d’une aide pour se déplacer, s’habiller ou faire sa toilette. Des professionnels de santé restent à votre disposition pour vous prodiguer soins et conseils. Vous recevrez également des entretiens réguliers avec les neurologues et psychologues pour vous aider à mieux gérer votre maladie. Les services d’un kinésithérapeute vous aideront à réduire les troubles de mobilité entraînés par la maladie.
Parkinson : mieux vivre la maladie par des soins complémentaires
Maladie provoquée par une insuffisance de dopamine dans le cerveau, la maladie de Parkinson est la cause de divers troubles gênants, notamment de tremblement, de rigidité et de blocage des mouvements. Outre les médicaments qui agissent contre ces symptômes, il existent d’autres traitements non médicamenteux pour soulager le quotidien du malade.
Approches non-médicamenteuses
Les médicaments sont d’une aide considérable dans le traitement du Parkinson. Mais ils sont aussi sujets à des effets indésirables. Certains patients ne répondent pas au traitement médicamenteux. Pour cette raison, il existe aujourd’hui plusieurs approches complémentaires telles l’électrostimulation cérébrale, la rééducation, l’orthophonie, l’ergothérapie, la kinésithérapie et l’homéopathie.
La kinésithérapie est très prisée pour son efficacité sur les contrôle des gestes. L’orthophonie convient aux malades souffrant de troubles de langage. Elle permet de mieux articuler. La prise en charge repose sur des exercices d’articulations, de posture, de respiration et d’intonation.. L’ergothérapie est, elle, connue pour améliorer le quotidien du malade en facilitant son cadre de vie. Son environnement est réamménager afin de l’aider à conserver le plus longtemps possible son autonomie. Outre ces soins complémentaires, la cure thermale peut aussi servir à relancer la mobilité. Mais attention, ces médecines douces ne sont que complémentaires au traitement médicamenteux. A elles seules, elles n’assurent pas une amélioration des symptômes.
Parkinson : maintenir ses revenus en cas d’invalidité
On demande la prise en charge en Congé longue maladie. Après trois ans, on demande une Mise en invalidité
Congé longue maladie
La demande est faite par le médecin (généraliste ou neurologue) à la Caisse d’assurance maladie du Parkinsonien. La Sécurité sociale prend en charge 100% du salaire la première année uniquement. Ensuite, elle offre deux ans à demi-salaire, par versement d’indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS).
Il faudra trouver des compléments de revenus
- regardez si l’entreprise a mis en place un régime de prévoyance (demander la convention collective de l’entreprise),
- regardez ce que prévoit la mutuelle complémentaire du parkinsonien.
Mise en Invalidité
Elle concerne les personnes de moins de 60 ans qui ont perdu les 2/3 de leur capacité de travail ou de gain. Elle est demandée par le généraliste ou le neurologue au médecin conseil de la Sécurité Sociale. Ainsi, elle entraîne le versement d’une pension d’invalidité qui compense la perte de gain. Cette pension est calculée sur le salaire annuel moyen (SAM) des 10 meilleures années de rémunération. Il y a 3 catégories d’invalidité :
- la personne peut encore travailler, la pension sera de 30% du SAM,
- la personne ne peut plus travailler, la pension sera de 50% du SAM,
- la personne ne peut plus travailler et doit être assistée d’une tierce personne dans les gestes de la vie courante; la pension est de 50% du SAM + une somme pour payer la tierce personne.
AMS : Atrophie multisystématisée
L’atrophie multisystématisée, ou AMS, est une maladie neurodégénérative causée par la disparition des neurones dans certaines zones du cerveau. Cette maladie est associée au syndrome parkinsonien. Elle développe les symptômes suivants : lenteur des mouvements, rigidité des muscles et tremblements.
Personnes à risque
L’AMS est une pathologie rare, car 3 à 4 personnes sur 100000 en sont touchées. Elle n’est pas contagieuse et peut apparaître chez les deux sexes. Elle peut survenir à l’âge de 30 à 80 ans.
Les recherches conduites n’ont révélé aucun risque de transmission héréditaire ou de prédisposition familiale.
Degré de gravité de l’AMS
Cette maladie peut entraîner un véritable handicap chez sa victime et elle diminue considérablement l’espérance de vie des personnes qui en souffrent.
Le diagnostic
Pouvant mimer d’autres maladies neurodégénératives, le médecin peut rencontrer de grandes difficultés à diagnostiquer la maladie. Reposant principalement sur la clinique, le diagnostic peut être complété par d’autres examens, comme l’IRM.
Le traitement curatif de cette maladie est malheureusement inconnu jusqu’à présent.
Le Parkinson lié à des solvants industriels
Les individus exposés de par leur travail au trichloroéthylène (TCE) ont six fois plus de risques de développer la maladie de Parkinson, affirment des chercheurs de divers pays. Le TCE est utilisé principalement comme solvant dans le dégraissage à la vapeur et dans le nettoyage à froid de pièces métalliques, pour le nettoyage à sec, dans les peintures et les décapants pour peinture, et dans des produits d’usage domestique.
L’étude
99 paires de jumeaux américains ont été analysées. Seulement un seul souffrait de cette maladie. Pourquoi recourir à des jumeaux? Cela permet un meilleur contrôle car les jumeaux sont génétiquement identiques et partagent souvent le même style de vie. Le passé des participants a ainsi été scruté au détail près afin de déterminer le taux d’exposition à six différents solvants.
Résultats et conclusions
Selon les chercheurs, les résultats sont les premiers à montrer une «association significative» entre le TCE et la maladie de Parkinson. L’exposition à deux autres produits, le perchloroéthylène (PERC) et le Tétrachlorométhane, décuple les risques courus par les individus. Les chercheurs estiment que leurs travaux, ainsi que d’autres, publiés depuis quelques années, laissent penser qu’il existe un décalage qui peut aller jusqu’à 40 ans entre l’exposition au TCE et l’apparition de la maladie.
Cette étude confirme que certains contaminants environnementaux peuvent augmenter le risque de contracter la maladie de Parkinson. Ceci a des implications importantes en ce qui concerne la santé publique.
Parkinson : Centre de Rééducation
Il existe en France des centres de rééducation particulièrement destinés aux personnes souffrant de la maladie de Parkinson. Ces personnes sont assistées par une équipe médicale assurant leur prise en charge et un médecin s’étant spécialisé en médecine physique et en rééducation.
Programme de soins
Le programme de soins proposé tient compte du profil de chaque malade, et il comprend l’ergothérapie, la psychologie, la kinésithérapie, l’orthophonie, la balnéothérapie, la psychomotricité et la sophrologie. Stage dit intensif, son but est d’optimiser les capacités de chaque parkinsonien en fonction de son environnement et des épreuves qu’il doit affronter au quotidien.
Dossier médical et administratif
Les centres de rééducation sont agréés par de différentes caisses de couverture sociale. Le dossier médical et administratif sont disponibles dans le Centre de Rééducation fonctionnelle. Vous pouvez consulter une liste des centres en ligne. Vous devez vous rendre chez un médecin traitant qui sera chargé du dossier médical et vous devez mentionner la durée du séjour souhaité.
Prise en charge des caisses
Une fois l’admission approuvée, vous devez suivre les démarches nécessaires pour bénéficier d’une prise en charge de l’Assurance Maladie et de la mutuelle. Généralement, votre caisse vous apporte une prise en charge à deux reprises au cours d’une année pour un séjour d’une période de deux semaines.
Parkinson : séjours et cures thermales pour aider à la prise en charge
Pour offrir une meilleure qualité de vie et une meilleure prise en charge au parkinsonien, France Parkinson organise annuellement deux séjours de vacances. La durée d’un séjour est d’une semaine.
Établissements thermaux pour parkinsonien : adresses utiles
France Parkinson travail en collaboration avec 3 établissements thermaux pour proposer aux malades des cures spécifiques et des séances de rééducation. Parmi les principaux intervenants, on peut retrouver le médecin thermal, le neurologue, le sophrologue, le kinésithérapeute, l’animateur sportif. Mais pour avoir accès à ces cures, il vous faut bénéficier d’une prescription de votre médecin.
Lamalou-les-Bains
Établissement thermal
Avenue Georges Clémenceau
34240 Lamalou-les-Bains
Tel (N° indigo) : 0 825 825 007
Néris-les-Bains
Établissement thermal
6 place des Thermes
03310 Néris-les-Bains
Tél : 04 70 03 10 39
Thermes d’Ussat-les-Bains
Rue des Thermes
09400 Ornolac Ussat-les-Bains
Tél : 05 61 02 20 20 – Fax : 05 61 02 90 90
Médicaments Parkinson : les agonistes dopaminergiques
Pour aider au traitement des troubles moteurs ou des symptômes liés à la maladie de Parkinson, les agonistes dopaminergiques sont prescrits. Ils se présentent sous forme de patch cutané adhésif et l’application se fait au quotidien. Comme le dit son nom, l’agoniste dopaminergique agit sur la dopamine, substance déficiente dans le cerveau du patient atteint par la maladie du Parkinson.
Action des agonistes dopaminergiques
Les agonistes dopaminergiques influencent les récepteurs de la dopamine et encouragent la production de dopamine dans les cellules cérébrales. Ils sont prescrits à un stade précoce de la maladie et sont parfois associés à des médicaments qui ont, pour principe actif, la lévodopa. Toutefois, à l’administration du patch, il est possible de voir surgir des nausées, vomissements, une hypotension artérielle, des hallucinations, des confusions mentales, ou une extrême fatigue accompagnée de constipation. Le patient peut aussi avoir des comportements addictifs, tels l’addiction aux jeux ou une hypersexualité.
La dopamine et la maladie de Parkinson
L’absence ou une carence de dopamine dans l’organisme favorise la survenue de la maladie de Parkinson et le syndrome de Parkinson. La dopamine est un neurotransmetteur, c’est-à-dire, un liquide qui assure la transmission des messages d’un neurone à l’autre, aussi appelé les cellules nerveuses.
Rôle de la dopamine
La fonction de la dopamine dans le cerveau est de contrôler les mouvements. Elle empêche la prolactine d’agir. La dopamine augmente le calibre des vaisseaux au niveau des coronaires, des reins et de l’intestin.
Sa production
Plusieurs neurones connus comme dopaminergiques sont responsables de la production de la dopamine. Celle-ci est présente dans l’hypothalamus, soit la partie centrale du cerveau ; dans le locus niger, soit la partie du pédoncule cérébral qui se trouve dans le cerveau moyen ou le mésencephale, et dans les corpstriés, soit les noyaux gris centraux.



